Conclusions préliminaires



À l'issue d'une première réflexion effectuée dans le cadre du GIS Sciences de la Cognition, il apparaît que le domaine de l'imagerie cérébrale est actuellement en pleine mutation et que les résultats obtenus auront une incidence déterminante pour l'avenir des sciences cognitives. Il semblerait donc opportun d'avoir trois actions incitatives au plan national dans le cadre du GIS.

Ces actions se justifient à la fois par les enjeux cognitifs immédiats dont l'imagerie cérébrale semble être la clef, et par le suivi des projets et la coordination de l'activité scientifique que peut jouer le GIS. Cette coordination semble d'autant plus souhaitable que le domaine est hautement interdisciplinaire.

Notre réflexion nous a permis de dégager trois projets d'action qui tous trois semblent viables.

Outre ces projets d'action, il semble opportun de lancer des actions de formation professionnelle à destination de chercheurs et de praticiens susceptibles d'être intéressés par l'imagerie cérébrale, pour les familiariser avec une approche fonctionnelle complémentaire de l'approche morphologique classique. Dans le même ordre d'idées, les actions de formation initiales posent aussi problème, mais elles seront envisagées dans le cadre d'autres réflexions de prospectives du GIS Sciences de la Cognition.

Au reste, il apparaît souhaitable de mettre en commun des images et des logiciels, voire même de constituer des images sur un même sujet avec différentes techniques. Les nouvelles méthodes et les nouveaux logiciels mis au point dans le cadre de l'action du GIS Sciences de la Cognition devraient être à la dispositions d'équipes françaises afin qu'elles puissent les comparer et les évaluer en situation de travail, le but étant de les valider grâce à une utilisation suivie d'un retour d'expérience très large. Pour ce faire, nous nous proposons de créer, dans le cadre du GIS, un réseau de centre d'essai de logiciel d'imagerie. De même des images mises en commun devraient permettre à des équipes de spécialistes du traitement d'image, de comparer leur différentes approches.

Cependant, une question demeure ouverte : comment mettre des images et des logiciels à la disposition des centres d'imagerie sans qu'il y ait un suivi technique qui assure la maintenance et l'information des utilisateurs potentiels. Si le réseau Internet permet d'assurer la diffusion, en revanche, un problème de personnel se pose : il faudrait être en mesure de financer de nombreuses vacations pour assurer cette maintenance.



GIS "Sciences de la Cognition"

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Imagerie cérébrale