Proposition 3
Contraintes entre modèles et objets
D'un côté, l'observation fait apparaître des contraintes d'ordre temporel, logique ou spatial qui devraient se retrouver dans les modèles vraisemblables, par exemple les temps de propagation de l'influx nerveux
doivent être compatibles avec vitesses de transmission dans les modèles du systèmes nerveux, d'un autre côté, les modèles sont éventuellement susceptibles de traduire des contraintes implicites sur les phénomènes qu'ils modélisent.
Les études théoriques et/ou expérimentales qui mettraient en évidence les effets de telles contraintes sur les modèles et sur l'évaluation de leur adéquation ou de leur inadéquation à leurs objets, seront encouragées.
Proposition 4
Simulation de modèles existants
Dans nombre de domaines allant des sciences sociales, de la psychologie ou de la linguistique à la biologie, il existe des données empiriques ou, tout au moins, ces données sont accessibles par l'expérience. Il existe des appareils conceptuels bien établis. Il existe aussi des modèles, mais ces derniers ne sont pas opérationnels et ne peuvent donc pas faire l'objet de simulations.
Cette quatrième thématique porte sur l'opérationnalisation de ces appareils conceptuels et de ces modèles, dans le but de leur apporter une validation empirique. Dans ce cadre, il conviendra de préciser les techniques envisagées, les protocoles expérimentaux requis et la nature de l'évaluation, prédiction qualitative ou quantitative, ou simple validation sur des données existantes.
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Cognition naturelle et cognition artificielle (1996) |